Rigadoon

Rigadoon

C’est une fois de plus l’ingrédient qui m’a poussée à trouver une recette. Il y a quelques années, j’avais acheté un citronnier qui était censé être de la limette de Tahiti. Or les fruits qu’il produit ne ressemblent en rien à cela: ils ne sont pas verts mais oranges (à l’intérieur aussi), et de petite taille (environ 3 cm de diamètre). Je soupçonne qu’il s’agit de calamondin (ou kalamansi): ils ont en effet un léger goût d’orange tout en étant aussi acides qu’un citron. C’est un peu par hasard que je suis tombée sur le Rigadoon, une recette de Phil Ward datant de 2008, dans Death & Co, un livre qui contient un énorme choix de recettes tout à fait réalisables. Fin octobre, il me restait justement encore un peu de basilic thaï au jardin, mais c’était vraiment la fin de la saison.

  • 6 cl (2 oz) de gin Tanqueray London Dry (Bombay Sapphire)
  • 2,2 cl (0,75 oz) de purée de kalamansi Boiron (jus de kalamansi du jardin)
  • 0,7 cl (0,25 oz) de jus de citron
  • 2,2 cl (0,75 oz) de sirop de sucre
  • 4 feuilles de basilic thaï
  • pour la décoration: une feuille de basilic thaï

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer à travers une passoire et verser dans une coupe. Décorer d’une feuille de basilic thaï.

Difficulté: **** à moins d’avoir un kalamansi comme moi, ça risque d’être compliqué ! Mais les plantes sont très courantes en jardinerie. Et j’imagine qu’on peut les remplacer par d’autres agrumes plus ou moins spéciaux. Quant au reste, c’est plutôt facile à trouver.

Goût: un cocktail frais et fruité, dans lequel le léger goût du basilic se marie très bien aux arômes herbacés du gin et l’acidité du calamondin. Je regrette juste que mon basilic n’ait pas donné plus de goût. En fin de saison, les feuilles deviennent assez dures et j’aurais sans doute dû l’écraser au pilon avant de rajouter les autres ingrédients dans le shaker.

Go-to

Go-To

Rien de tel pendant l’été et ses (fortes) chaleurs qu’un cocktail rafraîchissant. Les ingrédients idéaux sont la menthe et le concombre, ainsi que du pétillant et c’est ce qui se retrouve dans le Go-To, un cocktail de Rob Krueger du bar de Brooklyn Extra Fancy.

La recette vient du site Punch, toujours très pratique pour des recherches spécifiques par ingrédient ou pour connaître les dernières nouveautés américaines.

  • 6 cl de gin, de préférence du Ford’s (Tanqueray)
  • 1,5 cl de liqueur de sureau St. Germain
  • 2,2 cl de jus de citron vert
  • 3 tranches de concombre
  • 8-10 feuilles de menthe
  • de la ginger beer pour compléter (Fentiman’s)

Mettre le gin, le St. Germain et le jus de citron dans un shaker, ajouter des glaçons, puis la menthe et le concombre. Secouer vigoureusement et verser dans un verre collins sans filtrer. Ajouter la ginger beer.

Difficulté: ** deux étoiles pour la quantité d’ingrédients, mais rien de compliqué à trouver.

Goût: un cocktail frais et estival au goût de menthe, de concombre et de gingembre

Super East Side

Super East Side

Créé pour l’Experimental Cocktail Club d’Ibiza, le Super East Side est une variation du East Side: le sureau, sous forme de liqueur et de cordial, remplacent le sucre et la teinture de piment ajoute de la complexité. C’est le cocktail idéal pour les chaudes journées d’été, comme en juillet passé quand je l’ai préparé.

La recette vient du livre Experimental Cocktail Club:

  • 4 cl d gin Citadelle (Tanqueray)
  • 2 cl de liqueur de sureau St Germain
  • 2 traits de teinture de piment (maison)
  • 3 tranches de concombre
  • 1 feuille de menthe
  • 2 cl de cordial de sureau (Belvoir)
  • 2 cl de jus de citron vert

Mettre tous les ingrédients dans un blender (sans glaçons) et mixer jusqu’à ce de la mousse se forme. Mettre de la glace pilée dans un grand verre à vin et verser le mélange par dessus. Décorer avec une tranche de concombre.

Difficulté: *** la plupart des ingrédients se trouvent au supermarché, sauf peut-être le cordial de sureau. Quant à la teinture de piment, rien de plus simple: placer des piments forts dans une dizaine de centilitres de vodka ou de rhum blanc (overproof ou pas) et laisser macérer pendant un jour ou deux, puis filtrer.

Goût: un cocktail frais et fruité, légèrement piquant, parfait pour les fortes chaleurs.

Electric Circus

Electric Circus

Quand j’ai commencé à préparer des cocktails, certains de mes livres proposaient des recettes au Midori, une liqueur au melon d’origine japonaise. J’ai cherché et trouvé où en acheter à l’époque (chez Mig’s World Wines) mais ma bouteille était vide depuis longtemps. J’ai été au Japon à l’automne et dans un supermarché, j’ai acheté une petite bouteille de 20cl. Je n’avais plus envie de faire les recettes du passé, un peu trop chimiques, et j’ai cherché de nouvelles recettes mais il faut bien avouer qu’il n’y en a pas beaucoup !

Sur Punch, j’ai trouvé l’Electric Circus, un cocktail créé par Chall Gray, copropriétaire du bar Little Jumbo d’Ashville en Caroline du Nord. Il s’est inspiré du Last Word, un cocktail à quatre parts égales pour sa création.

Verser tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans une coupe ou un verre à cocktail. Décorer avec le zeste de citron.

Difficulté: **** Le Midori n’est pas courant, il faut bien l’avouer, mais ça se trouve, même sans aller au Japon. Le génépi est en vente chez certains cavistes. Les Bar Keep Chinese Bitters sont inspirés par le mélange de cinq épices chinois (clou de girofle, anis étoilé, cannelle, fenouil et poivre du Sichuan) – ils peuvent se remplacer par un bitter qui va dans ce sens.

Goût: ce cocktail est étonnamment équilibré malgré le Midori, qui, il faut bien l’avouer, a quelque chose d’un peu chimique. Fruité et acide, il possède également des notes des plantes aromatiques du génépi. Et puis, il marque surtout les esprits par sa superbe couleur verte !

L’amour en fuite

L’amour en fuite

L’amour en fuite est un cocktail printanier inventé par Jamie Boudreau peu de temps après la création du St-Germain, la liqueur de sureau. Son nom est inspiré du film de François Truffaut datant de 1979. Le Canon Cocktail book propose deux variantes, l’Aurora et le Cobbler’s Dream, plus adaptés aux mois plus froids.

  • un peu d’absinthe pour rincer le verre
  • 4,5 cl de gin (Tanqueray)
  • 2,2 cl de Lillet blanc
  • 0,7 cl de St-Germain
  • un zeste de citron pour la garniture

Rincer une coupe à cocktail avec de l’absinthe – pour faciliter la chose, j’ai mis de l’absinthe dans un petit vaporisateur, ce qui permet de bien doser la quantité. Dans un verre à mélange, verser les autres ingrédients avec des glaçons et remuer pour refroidir. Verser dans la coupe et décorer d’un zeste de citron.

Difficulté: *(*) les ingrédients principaux se trouvent sans souci en supermarché, l’absinthe est un peu plus compliquée à trouver mais à peine.

Goût: un cocktail simple et élégant, très aromatique avec de légères touches d’absinthe, de sureau et de genièvre, le tout porté par le Lillet. Le zeste de citron est indispensable pour apporter une dimension supplémentaire.

Eponine Collins

Eponine Collins

Le weekend s’annonce tropical; je vous propose donc un cocktail très rafraîchissant. Originaire du New Jersey et officiant au bar new-yorkais Frenchette, Sarah Morrissey a concocté un collins mariant ingrédients européens, de France, d’Italie et du Royaume-Uni.

La recette vient du site Punch:

  • 1,5 cl de jus de citron
  • 3 cl de jus de pamplemousse frais
  • 2 cl de sirop de sucre
  • 1,5 cl d’Amaro Montenegro
  • 1,5 cl de Suze
  • 4,5 cl de gin (Tanqueray)
  • eau pétillante
  • pour la décoration: concombre et basilic

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans un verre collins rempli de glaçons et ajouter de l’eau pétillante. Décorer avec deux tranches de concombre et deux feuilles de basilic.

Difficulté: **(*) à part l’Amaro Montenegro (qui se trouve chez des cavistes), tout se vend en supermarché.

Goût: un cocktail frais et estival aux multiples facettes: herbacé et légèrement amer et dont les ingrédients combinés rappellent le concombre et le basilic de la garniture

Novara

Novara

C’est à Novara que Gaspare Campari a créé son bitter rouge si caractéristique en 1860. Et c’est ce qui a inspiré Jamie Boudreau pour le nom du cocktail qu’il a conçu quelque part dans les années 2000. L’association des ingrédients peut paraître bizarre, mais le goût est délicieux.

J’ai trouvé la recette dans The Canon Cocktail book de Jamie Boudreau:

  • 4,5 cl de Plymouth gin
  • 1,5 cl de Campari
  • 1,5 cl de sirop de fruits de la passion (Monin)
  • 1,5 cl de jus de citron

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans une coupe refroidie.

Difficulté: j’ai utilisé du Plymouth gin parce que j’en avais mais un gin de base comme du Bombay (Sapphire), du Beefeater ou du Tanqueray feront l’affaire. Pour le reste, aucun souci de trouver les ingrédients en supermarché (le Delhaize vend maintenant de petites bouteilles de divers sirops Monin, dont celui aux fruits de la passion).

Goût: un cocktail qui marie bien sucré, fruité et amer, sur une base de gin qui donne de la consistance à l’ensemble. Pour mon goût personnel, je diminuerais un tout petit peu la quantité de sirop mais vous savez déjà que je n’aime pas les cocktails sucrés !