Basile Boli

Basile Boli

Le Basile Boli est un cocktail créé par Joseph Biolatto et Julien Escot en 2015 au Bâton Rouge de Paris. Inspiré probablement par le footballeur mais aussi par le basilic, ce cocktail est rafraîchissant en temps de grandes chaleurs.

Une recette de Cocktail now:

  • 5 cl de gin (Beefeater)
  • 8/10 feuilles de basilic (plus un brin pour la garniture)
  • 1 cuiller à mélange cassonade
  • 2 cl de jus de citron
  • 0,5 cl de liqueur de marasquin (Luxardo)
  • 9 cl de jus de pomme brut

Ecraser à l’aide d’un pilon les feuilles de basilic au fond d’un shaker avec la cassonade. Ajouter des glaçons et les autres ingrédients puis secouer vivement. Filtrer à l’aide de deux passoires et verser dans un verre de type collins rempli de glaçons. Décorer d’un brin de basilic.

Difficulté: ** le jus de pomme est peu utilisé en cocktails mais très facile à trouver. J’ai utilisé ici du jus de pomme frais Materne. La liqueur de marasquin Luxardo est la plus authentique, possédant un petit goût fumé assez caractéristique. Il faut juste veiller à ne pas en abuser parce que son goût est assez fort et dominant.

Goût: les premières gorgées m’ont semblé assez fades mais la subtilité des goûts se révèle par la suite et offre un accord très réussi et nuancé entre le basilic, le marasquin, le gin et le sucre.

Turkish Mule

Turkish Mule

Si j’avais demandé à Sylvain un peu de sa liqueur de yaourt, c’est parce que je me souvenais avoir vu une recette avec cet ingrédient dans Cocktail now de Julien Escot. Il y propose le Turkish Mule, créé en 2014 par Sami Mersel qui a travaillé dans son bar de Montpellier, le Papa Doble.

  • 5 cl de gin (Beefeater London dry gin)
  • 3 cl de liqueur de yaourt (Bols)
  • 2 cl de jus de citron frais
  • 2 cl de shrub au concombre (voir ci-dessous)
  • 5 cl de ginger beer (Fentiman’s)
  • pour la garniture, d’après la recette originale: loukoum et pétale de rose

Verser tous les ingrédients sauf la ginger beer dans un shaker rempli de glaçons. Secouer vivement et filtrer dans un verre rempli de glaçons. Compléter avec la ginger beer et garnir, d’après la recette, d’un loukoum et de pétales de roses. Je n’avais pas le premier mais j’ai utilisé un sachet de mélange pour gin tonic à la rose et à la framboise (Pipa raspberry rose)

Goût: un cocktail frais aux notes de gingembre et de concombre, très laiteux mais où le yaourt ne domine pas. Intéressant, probablement un des meilleurs avec cette liqueur mais pas transcendant non plus. Le temps que je fasse une photo convenable, le mélange s’était dissocié, faisant remonter le shrub et la liqueur de yaourt à la surface.

J’arrête là mes essais avec la liqueur de yaourt, à moins que quelqu’un me conseille une recette inédite.

Shrub au concombre (je retranscris la recette du livre, mais j’ai évidemment diminué les proportions dans ma propre version):

  • 1/2 concombre émincé mais non épluché
  • 70 cl de sirop de sucre
  • 20 cl de vinaigre de cidre

Placer tous les ingrédients dans un mixeur électrique et réduire en purée liquide en mixant pendant 30 secondes. Filtrer le mélange à travers une passoire fine.

Bali Bali

Bali Bali
Le Bali Bali était un cocktail tiki servi au Bali Ha’i de la Nouvelle-Orléans dans les années 1950, un endroit fréquenté par diverses stars, notamment Elvis Presley. C’est Jeff Berry, une fois de plus, qui a retrouvé la recette en contactant le petit-fils du propriétaire du bar, Harry J. Batt. Le Bali Ha’i, inauguré en 1952,  se trouvait au bord du lac Pontchartain et faisait partie d’un parc d’attractions. Le nom a été inspiré par une chanson du film South Pacific. Comme beaucoup d’autres lieux tiki, il avait été créé pour faire rêver et pour emmener le visiteur dans un autre monde, plus exotique, loin de la vie courante. C’était comme un voyage en Polynésie, une Polynésie imaginée certes, mais à quelques kilomètres de la maison. Les hommes y emmenaient leurs conquêtes ou en ramenaient une promise. Les familles venaient y dîner, découvrant une cuisine chinoise à peine remaniée pour paraître polynésienne, des spare ribs, des rouleaux de printemps, du canard laqué… Cet endroit a brûlé en 1986, survivant encore quelques années à la fermeture du parc d’attractions.

La recette se trouve dans Beachbum Berry remixed:

  • 1 oz de jus de citron vert
  • 1 oz (3 cl) de jus d’orange
  • 1 oz (3 cl) de jus d’ananas
  • 1 oz (3 cl) de rhum brun jamaïcain (Myers)
  • 1 oz (3 cl) de rhum léger des Iles Vierges (Banks 5)
  • 1 oz (3 cl ) de gin (Beefeater)
  • 1 oz (3 cl) de cognac (Gautier VSOP)
  • 0,5 oz (1,5 cl) de sirop de sucre
  • 0,5 oz (1,5 cl) de falernum (Taylor’s Velvet Falernum)
  • 0,5 oz (1,5 cl) de sirop de fruit de la passion (maison)

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer vivement. Verser le tout dans un verre collins. Au Bali Ha’i, celui-ci était placé dans un verre plus grand rempli de fumée.

Difficulté: **** 10 ingrédients !

Goût: un cocktail sucré et fruité, légèrement épicé mais l’abondance d’ingrédients laisse peu transparaître la spécificité de  l’un ou de l’autre. Il faut aussi noter qu’il y a 12 cl d’alcool, ce qui est non négligeable – la version que j’ai préparée était un peu plus légère: je me suis limitée à 2 cl de chaque alcool. Ce cocktail demande un certain temps à préparer vu le nombre d’ingrédients mais je n’ai pas trouvé que ça en valait la peine. On ne peut pas gagner à chaque fois !

Des images du passé se trouvent sur Critiki.

South Slope

Ces derniers temps, je fais une fixation sur l’Aperol. Pas uniquement en spritz, que j’aime beaucoup, mais également dans de nombreux autres cocktails. A chaque fois, le mélange me plaît, un peu comme avec la liqueur de sureau Saint-Germain. Le South Slope ne contient pas ce dernier mais bien du Lillet, autre alcool très agréable à boire (même pur). Il a connu plusieurs vagues de popularité, une très ancienne – post-Première Guerre Mondiale – et une bien plus actuelle, où on le met à toutes les sauces. J’ai récemment goûté le Lillet tonic au supermarché et cela ne m’a pas vraiment goûté. Où était-ce à cause de la démonstratrice peu avenante qui n’y connaissait rien du tout, me présentant le tonic Fever Tree comme du vulgaire Schweppes ? Mais revenons au South Slope: ce cocktail à été créé en 2007 par Michael Madrusan quand il vivait à Brooklyn, dans le South Slope. Il a travaillé pendant un moment au bar PDT et officie aujourd’hui à Melbourne, en Australie (une interview).

J’ai trouvé cette recette dans The PDT Cocktail Book de Jim Meehan:

  • 0,75 oz (2,2 cl) de Beefeater gin
  • 0,75 oz (2,2 cl) d’Aperol
  • 0,75 oz (2,2 cl) de Lillet blanc
  • 0,5 oz (1,5 cl) de curaçao orange Marie Brizard (Pierre Ferrand)
  • 0,5 oz (1,5 cl) de jus de citron

Verser tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans une coupe refroidie et garnir d’un zeste de citron.

Difficulté: *(*) tous les ingrédients se trouvent facilement (le Cointreau peut être utilisé comme curaçao).

Goût: c’est un cocktail intéressant au goûts fort marqués. L’amertume de l’Apérol domine mais laisse la place au Lillet et au curaçao. Un cocktail comme je les aime.

Old friend

Cousin disant du Old Pal, un cocktail classique à base de rye whiskey, de vermouth et de Campari, l’Old Friend a été créé à l’automne 2002 par Jim Meehan du PDT de New York. Je me disais que ce serait un excellent cocktail à tester avec le tout nouveau Bitter Biercée.

Voici la recette telle qu’elle est publié dans l’app PDT Cocktails:

  • 1,5 oz de gin Beefeater
  • 0,75 oz de jus de pamplemousse frais
  • 0,5 oz de Campari (Bitter Biercée*)
  • 0.25 oz de liqueur de sureau Saint Germain

Mélanger dans un shaker avec des glaçons, filtrer dans une coupe refroidie et décorer avec un zeste de citron.

Difficulté: ** les ingrédients se trouvent facilement et cela vaut la peine de chercher le Bitter Biercée chez un caviste.

Goût: amer et sucré, fruité et sophistiqué (l’effet « liqueur de sureau » !)

Les articles suivis d’une * m’ont été offerts par la marque.