Colonial spirits

Colonial spirits

Steven Grasse, Colonial spirits. A toast to our drunken history: Steven Grasse relate l’histoire de l’alcool et de sa fabrication aux Etats-Unis, depuis l’arrivée des premiers colons au 16e siècle. Dès leur arrivée en effet, les premiers habitants européens ont brassé de la bière ou fabriqué du cidre; plus tard, ils ont tenté de cultiver la vigne et faire du vin. Les relations internationales avec les Caraïbes ont apporté le rhum et la production du bourbon a commencé dans certaines régions. En même temps naissait un mouvement de tempérance qui mènerait à la Prohibition. Toute cette histoire est racontée avec beaucoup d’humeur, tout en se basant sur les documents d’époque mais peut parfois faire tiquer le lecteur non-américain par son côté « We Americans ». De nombreuses recettes parsèment le livre, certaines étant plus que bizarres, d’autres étant tout à fait réalisables: liqueurs, cordials, shrubs, recettes médicinales et premiers cocktails. Pour des réalisations concrètes, je vous renvoie vers Letters and Liquor qui a préparé notamment le flip et le calibogus. Ce livre est vraiment très intéressant, levant le voile sur une période peu connue, et devrait avoir son pendant pour l’Angleterre ou la France (ou l’Europe).

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Novara

Novara

C’est à Novara que Gaspare Campari a créé son bitter rouge si caractéristique en 1860. Et c’est ce qui a inspiré Jamie Boudreau pour le nom du cocktail qu’il a conçu quelque part dans les années 2000. L’association des ingrédients peut paraître bizarre, mais le goût est délicieux.

J’ai trouvé la recette dans The Canon Cocktail book de Jamie Boudreau:

  • 4,5 cl de Plymouth gin
  • 1,5 cl de Campari
  • 1,5 cl de sirop de fruits de la passion (Monin)
  • 1,5 cl de jus de citron

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans une coupe refroidie.

Difficulté: j’ai utilisé du Plymouth gin parce que j’en avais mais un gin de base comme du Bombay (Sapphire), du Beefeater ou du Tanqueray feront l’affaire. Pour le reste, aucun souci de trouver les ingrédients en supermarché (le Delhaize vend maintenant de petites bouteilles de divers sirops Monin, dont celui aux fruits de la passion).

Goût: un cocktail qui marie bien sucré, fruité et amer, sur une base de gin qui donne de la consistance à l’ensemble. Pour mon goût personnel, je diminuerais un tout petit peu la quantité de sirop mais vous savez déjà que je n’aime pas les cocktails sucrés !

The curious bartender’s rum revolution

Rum revolution

Tristan Stephenson, The curious bartender’s rum revolution: divisé en quatre grands chapitres, ce livre est plus qu’une introduction au rhum. L’auteur relate son histoire et précise les différentes manières de le fabriquer avant de nous embarquer dans une visite de plus d’une cinquantaine de distilleries classées par pays (essentiellement dans les Caraïbes, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud – des distilleries d’ailleurs sont citées en fin d’ouvrage). Il propose également plus de 250 notes de dégustation ainsi que quelques recettes de cocktails. Les recherches ont été minutieuses et très souvent effectuées sur place – Stephenson n’hésite pas à écrire quelques anecdotes à propos de ses visites. Le livre est également illustré par de nombreuses photos. Mon seul bémol pour ce livre passionnant serait, pour certains chapitres, le choix d’un papier de couleur un peu trop foncée pour le confort de la lecture, mais ce n’est qu’un détail comparé à la richesse du contenu. Un des meilleurs livres à propos du rhum – et surtout très complet.