Double Agent

Double AgentUn cocktail de Michael Searles et Patrick Dougherty, Ladybird Grove and Mess Hall, Atlanta. A la base conçu uniquement avec de l’Aperol mais il manquait quelque chose. Un barman a rajouté un peu de Campari et c’était tout de suite plus réussi.

La recette vient du magazine Imbibe:

  • 1,5 oz (4,5 cl) de mezcal (Los Siete Misterios – Mezcal Joven)
  • 0,5 oz (1,5 cl) de jus de mangue
  • 0,5 oz (1,5 cl) de jus de citron
  • 0,5 oz (1,5 cl) d’Aperol
  • ⅛ oz (0,4 cl) de Campari
  • 1 trait de liqueur de marasquin (Luxardo)

Verser tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans un verre à cocktail refroidi. Décorer d’un zeste de citron et d’une fleur comestible.

Difficulté: *** Rien de très compliqué mais il faut avoir tous les ingrédients sous la main.

Goût: fumé et très acide – pour une fois, j’aurais bien ajouté un tout petit peu de sucre. Bref, ce cocktail ne m’a pas conquise malgré des ingrédients assez proches du Division Bell.

Division Bell

Division Bell – un album de Pink Floyd mais aussi un cocktail ! Le premier est l’inspiration du second: Philip Ward l’écoutait en boucle à l’époque où il a ouvert à New York le bar Mayahuel spécialisé en agave (en 2009). Ce cocktail faisait partie de la carte originale et a été conçu comme un Last Word, utilisant des quantités égales de quatre ingrédients. Les proportions ont ensuite été ajustées pour un meilleur équilibre.

Une recette que j’ai trouvée dans The cocktail chronicles de Paul Clarke (j’utilise de plus en plus souvent ce livre – il comporte beaucoup de recettes classiques mais aussi contemporaines faciles à préparer):

  • 1 oz (3 cl) de mezcal (Los Siete Misterios – Mezcal Joven)
  • 0,75 oz (2,2 cl) de jus de citron vert
  • 0,75 oz (2,2 cl) d’Aperol
  • 0,5 oz (1,5 cl) de liqueur de marasquin (Luxardo)

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans un verre à cocktail refroidi et décorer d’un zeste de pamplemousse.

Difficulté: *** L’Aperol est devenu très populaire grâce au Spritz mais se combine très bien dans diverses recettes. Cherchez la liqueur de marasquin Luxardo (et non d’autres marques – celle de Giffard par exemple est bonne mais manque de profondeur) car elle est utilisée dans de nombreux cocktails anciens et un goût fumé caractéristique. Quant aux mezcals, évitez à tout prix ceux avec un ver au fond de la bouteille – c’est un signe de mauvaise qualité. Il faudra débourser une certaine somme (minimum 40 euros) mais cela vaut la peine. J’ai acheté le mien au Chemin des Vignes et il fait partie de toute une collection de mezcals de diverses origines.

Goût: un cocktail fumé – l’association mezcal et marasquin – mais aussi acide, amer et fruité. Bref, de nombreuses dimensions.

Rhubarbarella

Comme c’est la saison de la rhubarbe, j’ai décidé de préparer de la liqueur mais aussi le cordial dont la recette est proposée par Julien Escot dans Cocktail now. Ne me demandez pas quelle est la différence entre ce cordial et un sirop à la rhubarbe, je n’en ai pas la moindre idée, les deux étant fabriqués à base de fruits et de sucre. Je vous conseille également cette recette qui permet de créer une délicieuse limonade fruitée et épicée. Pour la conservation, j’ai surgelé le cordial et le sirop épicé dans des sachets pour glaçons.

Ceci étant un blog de cocktails, j’ai évidemment cherché quelques recettes à préparer. C’est à nouveau dans le répertoire de Julien Escot que j’ai puisé le Rhubarbarella, créé en 2014.

  • 4 cl de tequila blanco (El Domador, la marque créée par Manuel Wouters pour Delhaize)
  • 1,5 cl d’Aperol
  • 2 cl de cordial à la rhubarbe (la recette est au bas de cet article)
  • 2 cl de jus de citron vert frais

Secouer tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et filtrer dans un verre rempli de glaçons. Garnir avec une rondelle d’orange sanguine déshydratée (ou si vous n’avez pas cela sous la main ni le temps d’attendre la déshydratation, avec une rondelle d’orange fraîche).

Difficulté: *** à part la préparation du cordial, les ingrédients se trouvent très facilement.

Goût: un cocktail aux goûts étonnants mais que j’ai trouvé délicieux et très rafraîchissant. Le fumé de la tequila se marie à l’amertume de l’Aperol tandis que le citron vert apporte l’acidité et le cordial à la rhubarbe la touche sucrée et fruitée. A refaire !

Cordial à la rhubarbe (j’ai divisé par deux les proportions de la recette d’origine)

  • 200 g de rhubarbe émincée cuite (dans une casserole, mettre la rhubarbe avec une cuillère à soupe (ou deux) d’eau pour que cela n’attache pas)
  • 350 ml de sirop de sucre (faire chauffer une quantité égale de sucre et d’eau jusqu’à l’obtention d’un liquide)

Mixer la rhubarbe cuite avec le sirop de sucre pendant 30 secondes puis filtrer à travers une passoire à mailles fines. J’ai sans doute mixé mon mélange trop longtemps, créant une sorte de purée qui se sépare du jus sucré en tant que tel. Cela présente moins bien mais c’est tout aussi bon.

Paloma

Cocktail mexicain, la Paloma  (ou la colombe) est une variante de la Margarita mais au lieu d’utiliser uniquement du jus de citron vert, c’est un long drink qui ajoute de la limonade de pamplemousse. Ses origines sont obscures, probablement anciennes. La Paloma est également une chanson interprétée dans le monde entier par les groupes les plus divers. Il existerait plus de 2000 versions dont une série ont été rassemblées sur des disques du label Trikont. Il existe également un film et un livre.

Mais revenons au cocktail: je vous propose la recette que j’ai trouvée dans Boozehound de Jason Wilson:

  • 3 oz (9 cl) de jus de pamplemousse blanc fraîchement pressé
  • 2 oz (6 cl) de tequila blanche ou silver (El Domador)
  • 1/2 oz (1,5 cl) de jus de citron vert
  • 1/2 oz (1,5 cl) de nectar d’agave
  • eau pétillante

Mettre tous les ingrédients (sauf l’eau pétillante) dans un shaker avec beaucoup de glaçons, secouer et verser dans un verre long-drink dont le bord a été trempé dans du sel. Ajouter de l’eau pétillante et décorer d’une tranche de lime.

Difficulté: * ce cocktail est en fait un mélange de limonade et de tequila, rien de bien compliqué donc. Le sirop d’agave pourrait être remplacé par du sirop de sucre (mais ça se vend en supermarché dans le rayon des sucres). Un pamplemousse rose fait également l’affaire. Quant à la tequila El Domador, c’est une tequila produite par Delhaize en collaboration avec Manuel Wouters et n’a pas à pâlir devant d’autres marques.

EDIT: une bonne limonade comme la Bionina remplacerait sans souci le jus de pamplemousse, l’eau pétillante et le nectar d’agave.

Goût: un cocktail frais et estival, au goût fumé et amer. J’avoue que je n’ai pas bien dosé le sirop d’agave et qu’il y en avait un peu trop, rendant le cocktail trop sucré à mon goût.

 

212

212 ? C’est une référence à certains des indicatifs téléphoniques de New York mais aussi aux proportions de ce cocktail. Il a été créé par Willy Shine et Aisha Sharpe du bar Contemporary Cocktails (New York) en 2008. C’est une recette très facile et très rafraîchissante en été.

  • 2 cl. de Partida Reposado tequila (El Jimador, dans mon cas)
  • 1 cl. d’Aperol
  • 2 cl. de jus de pamplemousse rose fraîchement pressé

Mélanger tous les ingrédients dans un shaker avec de la glace, verser dans un verre collins et décorer avec un zeste d’orange.

Difficulté: ** une tequila de bonne qualité est un bon atout pour faire ce cocktail, mais ce n’est pas si difficile à trouver. L’Aperol se vend partout depuis la mode du Spritz et les pamplemousses roses aussi (les blancs sont devenus introuvables).

Goût:  frais, estival, l’amertume du pamplemousse et de l’Aperol se marie très bien au goût fumé de la tequila. L’Aperol ajoute également une touche orangée. Une vraie réussite, à mon avis, et un cocktail que je préparerai encore souvent, vu sa facilité.

 

Fernet Swizzle

J’expérimente parfois des cocktails en suivant des recettes que je trouve sur le net, notamment dans la magazine américain Imbibe. J’ai été tentée par le Fernet Swizzle, en me disant que peut-être le mélange serait réussi malgré la combinaison assez spéciale d’ingrédients. Tequila et sherry doivent en effet bien fonctionner ensemble…

La recette, d’après Josh Kelly du Good Bar, Seattle:

  • 1 1/2 oz. de tequila reposado (El Jimador)
  • 1 oz.  de sherry amontillado (je n’avais que du Fino)
  • 3/4 oz. de jus de citron vert pressé
  • 1/2 oz. de sirop demerara (sirop de sucre de canne Clément)
  • 1/4 oz. de jus de gingembre (1 à 2 cm de gingembre pressé dans un presse-ail)
  • 1/4 oz. de Fernet-Vallet ou 1/2 oz. de Fernet-Branca (Fernet-Branca dans mon cas)
  • 3 traits de bitters Angostura
  • 2 feuilles de kafir (optionnel, mais j’en ai utilisé)

Au fond d’un verre collins, écraser les feuilles de kafir avec le sirop de sucre. Ajouter tous les autres ingrédients et de la glace pilée jusqu’aux deux-tiers du verre. Bien mélanger. Rajouter de la glace pilée pour faire un cône et verser quelques traits d’Angostura sur la glace. Garnir avec de la menthe et du kafir.

Difficulté: **** Vu le nombre d’ingrédients, ce n’est pas un cocktail très simple à réaliser. C’est un hasard que j’avais les ingrédients ou des remplaçants très proches sous la main.

Goût: extrême ! piquant ! les herbes aromatiques et l’amertume du Fernet-Branca dominent et se mêlent au piquant du gingembre. Par la suite, d’autres arômes apparaissent, celui du citron et du kafir, et le goût fumé de la tequila, qui reste malgré tout trop en retrait. Un cocktail au goût très complexe et qui ne m’a pas vraiment plu à cause du Fernet-Branca. Je pense que c’est un alcool qu’il faut utiliser sous forme de gouttes, pour donner une légère touche mentholée et aromatique à un cocktail mais pas en plus grande quantité. A moins qu’on aime ça évidemment !