Bring June Flowers

Bring June Flowers

Le choix des cocktails que je publie ici est très aléatoire: j’ai quelques livres fétiches, ceux de Jeff Berry ou Martin Cate, mais aussi le PDT Cocktail Book. Parfois je reprends un livre laissé de côté depuis longtemps et j’y trouve de nouvelles recettes qui me tentent et puis j’ai deux sites favoris, celui de Punch et celui d’Imbibe (j’aimerais bien trouver des équivalents européens, ceci dit). Et quand apparaît dans une recette avec un ingrédient inédit mais que je possède, le choix est vite fait.

C’est le cas du Bring June Flowers qui est utilise du sirop de jasmin. J’en avais acheté pour une recette, le Joyce, que j’avais publié ici. Cette recette a été créée par Raymond Delaney du bar The Up & Up de New York et utilise également de la Suze, la liqueur de gentiane française et de la vodka, un alcool souvent laissé de côté sur mon blog.

  • 4,5 cl de vodka, de préférence Reyka (Zubrowka)
  • 1,5 cl de Suze
  • 2,2 cl (ou moins) de sirop de jasmin (Monin)
  • 2,2 cl de jus de citron
  • 3 tranches de concombre écrasées
  • une pelure de concombre pour la décoration, ou une tranche supplémentaire

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Verser le tout, y compris les morceaux écrasés de concombre, dans un verre « rocks » ou « old fashioned » refroidi. Ajouter de la glace pilée et décorer de la longue pelure de concombre repliée plusieurs fois et fixée sur un cure-dent (voir la photo sur le lien d’origine) ou d’une tranche de concombre comme moi (il ne me restait qu’un petit bout, pas suffisant pour obtenir une longue pelure).

Difficulté: *** Suze et vodka se trouvent au supermarché. Pour le sirop de jasmin, il est aussi possible de le réaliser soi-même en faisant infuser du thé au jasmin dans 20cl d’eau, puis en ajoutant 20g de sucre pour former le sirop. J’ai diminué un tout petit peu la quantité de ce sirop dans mon cocktail, préférant les boissons moins sucrées.

Goût: vodka et Suze sont de parfaits compagnons: il suffit de humer la vodka (en tous cas la Zubrowka) pour y retrouver des notes de Suze. Le jasmin ajoute un côté floral, tandis que le concombre donne un côté très frais et estival. Une belle combinaison de saveurs !

Advertisements

Pink as lime

Pink as lime

J’étais en manque d’inspiration les dernières semaines, et puis j’ai ressorti le livre de l’Experimental Cocktail Club. J’y ai trouvé quelques recettes intéressantes, dont le Pink as lime. Inventé par Xavier Lusso, ce cocktail est un genre de cachaça fizz utilisant un ingrédient peu courant, le Sanbitter, un soda amer italien. Son nom vient tout simplement de sa couleur très voyante.

  • 4,5 cl de cachaça Engenho da Vertente (Sagatiba)
  • 1,5 cl de Velvet Falernum (falernum maison)
  • 2,5 cl de jus de citron vert
  • du Sanbitter pour compléter

Mettre les trois premiers ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer fort. Verser sur des glaçons dans un verre highball (long et fin) et ajouter le Sanbitter. Décorer d’un zeste de citron vert joliment découpé.

Difficulté: le Sanbitter est peut-être peu connu mais il se vend en supermarché, en tous cas au Delhaize (dans le mien, il est à côté des tonics dans le rayon des alcools). La cachaça se trouve aussi désormais en supermarché (toujours au Delhaize). Reste le falernum: le Velvet Falernum de Taylor’s se commande chez des cavistes ou se trouve sur le net. Par expérience, je me rends compte que ma recette maison se conserve plus longtemps que ma bouteille achetée…

Goût: un cocktail d’été rafraîchissant, combinant citron, amertume et épices mais légèrement trop sucré à mon goût à cause du Sanbitter.

Le verre date probablement des années 60 ou 70, je l’ai trouvé en vidant le grenier de la maison de mon papa.

Meehan’s bartender manual

Jim Meehan’s bartender manual

Jim Meehan, Meehan’s bartender manual: Jim Meehan, déjà connu de l’excellent livre de recettes du PDT, propose ici un ouvrage qui se veut un manuel de base pour les barmen. Il y a parle longuement de la création et l’organisation d’un bar à cocktail – la partie sans doute la moins intéressantes pour les non-professionnels – quoiqu’il y ait quelques pages expliquant comme installer un bar à la maison. Ensuite, le livre est divisé en divers chapitres parlant des alcools importants, leur histoire, leur origine et leur fabrication, le tout complété par des recettes classiques et plus modernes, illustrées de belles photos. Enfin, une dernière partie est consacrée aux relations avec les clients, ce qui à nouveau m’a semblé moins intéressant dans mon cas. Malgré la qualité indéniable de ce livre, je n’y ai trouvé que peu de choses qui peuvent me servir mais c’est dû au fait que j’ai déjà lu pléthore de livres sur les cocktails. Par contre, il résume parfaitement bien les bases et est un outil important pour les personnes qui désirent ouvrir un bar mais aussi pour l’amateur qui souhaite apprendre plus sur les différents alcools ou qui souhaite réaliser des classiques.

Stiggins’ Daiquiri #2

Stiggins’ daiquiri #2

Il y a deux ans, je vous présentais le Pineapple daiquiri; cette année, je vous propose une version un peu plus complexe qui a été créée par Jamie Boudreau pour son bar, le Canon, situé à Seattle. La recette vient de son livre, The Canon Cocktail book: recipes from the award-winning bar.

  • 6 cl de Pineapple Rum de Plantation
  • 2,2 cl de jus de citron vert
  • 1,5 cl de Chartreuse jaune
  • 2 traits d’Angostura
  • pour décorer: des feuilles de sauge ananas ou une tranche de citron vert

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et secouer. Filtrer dans une coupe refroidie et décorer.

Difficulté: *** les ingrédients se trouvent chez les cavistes.

Goût: ce cocktail omet le sucre, et bien que le rhum à l’ananas et la Chartreuse soient doux, le résultat final reste un peu acide. A part cela, les herbes de la liqueur se mélangent bien à l’ananas du rhum et complexifient le goût.

Spritz

5ca64e1d7aec8f8847462dd008365d95_zpsdpxqkdem

Talia Baiocchi & Leslie Pariseau, Spritz. L’aperitivo culte. Cocktails & cicchetti à picorer: ce livre raconte l’histoire d’un seul cocktail, le spritz. Très à la mode aujourd’hui, il voit le jour dans les premières décennies du 20e siècle en Italie et combine des ingrédients locaux: prosecco, bitter et eau gazeuse. Les auteurs ont rassemblé 80 recettes s’inspirant de celle de base, parcourant les bars (essentiellement américains) et présentant de nouvelles idées très contemporaines. Elles proposent également quelques recettes de cicchetti, des petits plats à déguster tout en sirotant son cocktail. Un livre intéressant mais certainement pas essentiel, et dont la traduction française m’a quelque fois fait lever un sourcil. Mais sans doute est-ce juste moi qui tique à la traduction de « still wine » par « vin tranquille » alors que c’est tout à fait usité. C’est aussi le premier livre où j’ai vu partout des petits ® à côté d’alcools précis. Était-ce vraiment nécessaire ?

L’amour en fuite

L’amour en fuite

L’amour en fuite est un cocktail printanier inventé par Jamie Boudreau peu de temps après la création du St-Germain, la liqueur de sureau. Son nom est inspiré du film de François Truffaut datant de 1979. Le Canon Cocktail book propose deux variantes, l’Aurora et le Cobbler’s Dream, plus adaptés aux mois plus froids.

  • un peu d’absinthe pour rincer le verre
  • 4,5 cl de gin (Tanqueray)
  • 2,2 cl de Lillet blanc
  • 0,7 cl de St-Germain
  • un zeste de citron pour la garniture

Rincer une coupe à cocktail avec de l’absinthe – pour faciliter la chose, j’ai mis de l’absinthe dans un petit vaporisateur, ce qui permet de bien doser la quantité. Dans un verre à mélange, verser les autres ingrédients avec des glaçons et remuer pour refroidir. Verser dans la coupe et décorer d’un zeste de citron.

Difficulté: *(*) les ingrédients principaux se trouvent sans souci en supermarché, l’absinthe est un peu plus compliquée à trouver mais à peine.

Goût: un cocktail simple et élégant, très aromatique avec de légères touches d’absinthe, de sureau et de genièvre, le tout porté par le Lillet. Le zeste de citron est indispensable pour apporter une dimension supplémentaire.

Wicked Wahine

Wicked Wahine

Historiquement, les bars tikis étaient essentiellement concentrés aux Etats-Unis et il n’y en avait que peu sur les îles de l’Océan Pacifique, même à Hawaï. C’est aussi ce que s’est dit Brice Ginardi: il ne retrouvait pas de bars exotiques sur les îles tropicales et il a donc décidé d’ouvrir l’Okolemaluna Tiki Lounge à Kailua-Kona. Le Wicked Wahine est une de ses recettes, publiée sur le site du magazine Imbibe.

  • 4,5 cl de spiced rum (Captain Morgan)
  • 0.7 cl de falernum (Taylor’s Velvet Falernum)
  • 0.7 cl de jus de citron
  • 0.7 cl de jus de citron vert
  • 0.7 cl de sirop de fruit de la passion (Monin)
  • 0.7 cl de grenadine (Monin pomegranate)
  • 1 trait de bitters Peychaud

Mettre tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons. Filtrer dans un verre à cocktail et décorer puis prendre en photo près d’une fleur exotique (cette étape est facultative).

Difficulté: **(*) le spiced rum le plus courant est le Captain Morgan et il est tout à fait honorable en goût. Le falernum se trouve (sur commande) chez des cavistes ou sur le net.

Goût: un cocktail très estival qui plaira à beaucoup pour son côté fruité et vanillé, très bonbon mais qui n’est pas trop sucré et même très légèrement acidulé.